cartotheque filmographie photo galerie webgraphie| co2 Agriculture icone43

    L'Antiquité

    Pour comprendre le peuplement en Ighazer Aïr durant l’antiquité, il va nous falloir, entre autres comprendre le rayonnement du royaume des Garamantes, les peuplements voisins le long notamment de deux axes de commerce transsaharien menant au Lac Tchad et à la boucle du Niger, au regard des éléments que l’on a sur le peuplement en zone sahélienne.

    En cours de rédaction

    Les gétules vont occuper une place tout aussi importante que les garamantes dans l’histoire des populations de l’Ighazer. Gabriel Camps en fera des Sanhadja (Camps 1987) dont certaines fractions comme les Messufa seront à l’origine du premier royaume de notre plaine. Mais qui sont ces gétules ? Ce sont des populations qui sont disséminées depuis la Syrte-Tripolitaine jusqu’aux rivages de l’atlantique sur une bande géographiquement hétérogène. Ils y occupent le plus souvent les hauts plateaux peu arrosés par un climat pré-désertique, restant en marge des autres populations notamment la Numidie et la Maurétanie (Desanges 1998).

    L’épopée garamante peut se définir en deux périodes. La première durant le premier millénaire avant notre ère qui fonde l’entité garamantique en elle-même. Au cours de cette période, les garamantes feront une tumultueuse connaissance avec l’empire Romain. La seconde période commencera avec notre ère et sera une période faste commercialement aux côtés de l’empire Romain, jouant un rôle de plaque tournante du commerce transsaharien, avant le déclin du plus ancien des états sahariens et la dispersion des garamantes qui précédera l’arrivée de l’Islam.