Tegidda n'Tesemt, le faubourg d'In Gall

Les salines de Tegidda n’Tesemt sont aussi appelées Bogonuten par les Touareg, ce qui signifie la dune, la colline (Bernus et Bernus 1972), qui émerge au dessus de la plaine immensément plate des argiles rouges de l’Ighazer. Littéralement le nom signifie la "source salée". Les sauniers sont tous de familles issues d’In Gall et même à 80km au nord de cette dernière, Tegidda n’Tesemt en est bien son faubourg. Aujourd'hui l'exploitation du sel perdure, on trouve en quasi permanence 300 personnes sur le site perpétuant une organisation et des gestes vieux de plus de 5 siècles.


La découverte des salines

salinessatellitePour Abadie, c’est en recherchant ses vaches qu’un berger mis au jour les marécages salins. Il s’en suivi une colonisation du site par les gens d’Azelik dirigés par les Inusufan, en paix avec les Igdalen et les Kel Fadey (Abadie 1927). Cette légende rapportée par Abadie semble mélanger diverses époques, aussi bien la fin d’Azelik-Takadda que l’arrivée en Ighazer des Kel Fadey, événements qui sont séparés de près de 5 siècles.

La légende de la découverte des salines qui semble la plus robuste et mieux encrée dans la mémoire collective, attribue la découverte à une vieille femme faisant paître son troupeau de vaches et qui s’aperçoit que ses animaux, piétinant une zone marécageuse, aime y lécher une substance blanchâtre. Elle en ramène chez elle et en met dans le plat de ses maîtres qui en apprécient le goût. Ils retournent alors sur les lieux de la découverte pour commencer à réserver leur zone et ainsi débute l’exploitation du sel (Bernus et Cressier 1992).

Dans tous les cas, la question qui occupe surtout est l’époque de la découverte des salines. Les traditions parlent du « au temps d’Azelik » et la découverte se fait au profit des gens d’Azelik. Il semble même que le village fut ainsi renforcé en population à l’époque de la destruction par le pouvoir agadézien d’Azelik-Takadda. Les réfugiés d'Azelik se retrouvèrent à Tegidda n'Tesemt et s'y installèrent poursuivant l'exploitation du sel. Pour Bucaille, ainsi il convient que Tegidda n’Tesemt existe au moins depuis 1500 (Bucaille 1975). Je rajouterai que la chefferie actuelle de Tegidda n’Tesemt est détenue par les Inusufan, anciens maîtres du royaume de Tigidda. Il est donc tout à fait possible que les salines furent dès lors exploitées déjà au temps d’Azelik-Takadda car les hypothèses d’un changement de chefferie ne sont pas simples à concevoir.

Il est également curieux de constater qu'à la suite de la destruction d'Azelik, le Sultan confia à une vieille captive deux enfants rescapés un Amesdragh et une Tanassufat. Il lui dit de les élever et de donner le turban de la chefferie au garçon. Mais aujourd'hui ce sont les Inusufan qui détiennent cette chefferie depuis déjà plusieurs générations, et les Imesdraghen détiennent celle d’In Gall. N’y a t-il pas, dès lors une confusion ou un amalgame dans les traditions ? L'étude plus précise et fouillée de la tradition orale et des successions, pourrait donner quelques éléments de réponses, peut être autour de la matrilinéarité qui évolua au niveau du Sultanat d'Agadez en patrilinéaire au début du XVIIè siècle.

La tradition rapportée par Abadie puis utilisée par d’autres auteurs (Hama 1967), tend également à placer la création des salines vers le XVIIè ou le XVIIIè, ce qui apparaît pour d’autres bien trop récent au vu de l’amoncellement des déblais de terre qui entourent les salines (Bernus et Bernus 1972). Néanmoins, les recherches archéologiques sont encore laconiques et les quelques tessons de céramiques étudiés sur Tegidda montre une occupation plutôt postérieure à Azelik-Takadda (Bernus et Cressier 1992 ; Sterry et Mattingly 2020), mais ne peuvent être déterminante.

Henri Lhote poussera encore la controverse plus loin en affirmant que Tegidda n’Tesemt n’est autre que la Takadda d’Ibn Battuta, et qu’en guise de cuivre, c’est l’exploitation du sel qui est décrite par l’auteur arabe (Lhote 1955). Il est vrai que la similarité des procédés est assez frappante et même la zone commerciale du sel est semblable à celle du cuivre, vers le Gobir et Sokoto. Echard note également l’émergence d'une classe de travailleurs serviles pour le cuivre à Azelik identique au sel de Tegidda (Bernus et Echard 1992).

Néanmoins les recherches un peu plus fouillées du PAU ont montré clairement qu’il y a bien eu une exploitation du cuivre à Azelik (Bernus et Cressier 1992). On complétera les hypothèses existantes avec celle plus climatique qui postule que la période de dessication intense que connue la région de l’Ighazer au cours des XIV-XVè, peut être à l’origine de la remontée capillaire des sels dans les terres argileuses (Bernus et Cressier 1992), et donc de la possibilité offerte par la nature d’une exploitation de ce sel.

Les auteurs arabes médiévaux ne sont pas prolixes sur les salines de l’Ighazer, Ibn Battuta ne les signale pas mais remarque une eau fortement altérée. On sait qu’Ibn Battuta ne s’est sans doute jamais rendu en Ighazer (Jarry 2019), et donc il est assez logique qu’il ne rapporte pas de son voyage que la production la plus importante économiquement dans la zone, le cuivre. Mais on peut aussi émettre le fait que l’exploitation saline y était seulement naissante voir inexistante pour que cette production traverse en réputation le Sahara. Léon l’Africain ne fait pas mieux sur la présence des salines, son voyage est pourtant le plus tardif à savoir 1513, mais il est vrai qu’à ce moment là la lumière est sur Agadez et non plus sur le royaume de Tigidda et donc les salines. Tout ceci interroge néanmoins sur ces absences de témoignage et peut permettre d’être à peu près certain que les salines étaient seulement naissante au XIV-XVè (Bucaille 1975).

Au XVè également, Malfante de passage au Touat note l’importance des expéditions de cuivre vers la pays des noirs en passant également par Teghida (De la Roncière 1918), ce semble être la première mention de Teghida qui pourrait bien correspondre à nos salines, plus qu’à une industrie du cuivre qui semble déjà fortement concurrencée par les exportation méditerranéennes et bientôt portugaises.

En définitive et en attente d’éléments plus précis sur l’historiographie du faubourg d’In Gall, je me rangerait sans difficulté du côté de l’hypothèse qui voit la naissance de Tegidda n’Tesemt à la fin du royaume de Tigidda, c’est à dire vers le XIVè ou XVè. Sur le modèle des oasis Sahariennes, Takadda était très certainement une pentapole qui rassemblait plusieurs ksour, Gélélé, Tegidda n’Tesemt, Bangou Béri, Tadraght et la cité même de Takadda (Bernus et Cressier 1992). Cela ferait de Tegidda n’Tesemt un vestige archéologique « vivant » qui aura traversé une grande partie de l'histoire de la région (Bucaille 1975).


Conflit Kel Fadey

Dans la tradition rapportée par Abadie, et reprise par d’autres derrière lui (Lhote 1955 ; Bucaille 1975), est évoqué un conflit entre les Kel Fadey et le Sultan d’Agadez appuyé par les gens d’In Gall, sur la main mise que les Kel Fadey eurent sur Tegidda n’Tesemt. Le Sultan de l’époque était Youssouf qui régna 28 ans à partir de 1597, ce qui place cet événement au début du XVIIè (Abadie 1927). Les Kel Fadey sont alors plutôt en Aïr septentrional entre Fadey et Aguellal et se renforcent très certainement avec des tribus Imghad originaires de l’Ahaggar (Jarry 2020). Tegidda n’Tesemt est alors défendu par le Sultan qui ne souhaite sans doute pas perdre cette ressource financière importante, mais on sait qu’il n’a pas d’armée et donc ceux sont les gens d’In Gall qui vont reprendre pour lui le village. Mais, peut être faut-il comprendre par gens d’In Gall les Touareg qui nomadisent autour de la capitale de l’Ighazer plutôt que les habitants proprement dit, car ils n’ont guère l’âme guerrière. Il est assez peu probable que ce soient des Ouelleminden car ils ne défendraient certainement pas le Sultan d’Agadez et il est plus probable qu’à partir de cet événement cela va inciter les Kel Fadey à opérer des rapprochements justement avec les Ouelleminden dont ils se disent parents. Ce serait donc plutôt du côté des tribus appartenant aujourd’hui aux Kel Ferwan qu’il faudrait rechercher ces défenseurs de Tegidda n’Tesemt. On notera d’ailleurs parmi les Kel Ferwan une tribu Imghad des Kel Tesemt que Nicolas dit être des Iraouelen des Inusufan d’Azelik-Takadda, ces derniers s’étant dispersés au XVè pour partie sur In Gall, dans l’Ighazer et dans l’Azawagh (Nicolas 1950). Au passage, on voit ici l’une des possibilités des tribus pouvant passer à un statut social supérieur, d’Iklan à Iraouelen c’est à dire affranchis, puis Imghad c’est à dire tributaire des Imajeren.

Tamesgidda et Kel Fadey ne semblent plus vraiment en bonne entente courant du XVIIIè, les premiers vont émigrer en Azawagh et fonder In Teduq qui sera un peu un point central, plus à vocation religieuse, dont l’influence rayonnera aussi sur Tegidda n’Tesemt (Bernus et al. 1999). Les second s’installent dans la région d’In Gall et en deviennent les maîtres, houspillant et razziant régulièrement les salines de Tegidda n’Tesemt jusqu’à l’arrivée des colons français, ce qui ne les empêchera pas de prélever l’impôt du Sultan pour leur propre compte.


La période coloniale

1929 tegidda sixtebourbonLa volonté du colonisateur français de développer le commerce va entraîner une plus grande sécurisation des échanges commerciaux et Tegidda n’Tesemt va profiter de l’arrêt des razzias essentiellement des Kel Fadey. L’entrée des maisons de Tegidda n’Tesemt reflète cette situation, des chatières en guise de porte comme mesure contre les pillages des Kel Fadey (Abadie 1927). De 90 habitants en 1904 (Jean 1909) à 420 en 1925 (Abadie 1927), on peut dire que les salines ont atteint le niveau de développement maximal dès les années 30 car aujourd’hui encore il n’y pas plus de personnes sur le site.

Les première opérations de police du Lieutenant Jean en Ighazer sont donc dirigées essentiellement vers les tribus insoumises comme les Kel Fadey, Kel Gharous ou Kel Ahaggar. Il installe un premier poste à Agadez en 1904 et 10 tirailleurs sont rapidement positionnés à In Gall. Début 1905, les arabes Ouled Silman attaquent les Kel Aïr à Fachi, on rappelle alors les 10 tirailleurs d'In Gall dont les habitants en pleur les voient partir. Les chefs d'In Gall et Tegidda n’Tesemt supplient qu'on ne les leur enlèvent pas, ayant trop peur des représailles des Kel Fadey, le chef de Tegidda était prévenu qu'il aurait la tête tranchée (Jean 1909).

L’évacuation du poste d’Agadez est prononcé par le territoire militaire et sera effective le 31 mai 1905 par le colonel Aymeric et le Capitaine Lefebvre. Le 1er juin In Gall est pillé, le 3 Tegidda n’Tesemt voyait un massacre. L'indécision de l'installation française sur Agadez vient du fait que les français attendent d'avoir la certitude que la conférence des européens lui attribue définitivement ces territoires, conférence d'Algésiras en avril 1906 (Séré de Rivières 1965)

Début 1907, les Touareg de Tamanrasset pillent les Kel Fadey, en août 1907 un rezzou des Kel Owey est punit par la garnison de Tegidda, mais les pillages incessant des Kel Fadey ne cessent pas et ont nécessité la construction d’un blockhauss sur Tegidda n’Tesemt pour protéger le village quasiment abandonné (Séré de Rivières 1965 ; Hama 1967).

Durant la première guerre mondiale les Kel Fadey seront alliés aux français et profiteront des tournées de police qu’ils font pour régler d’anciennes querelles de tribus, tout en retrouvant une certaine forme de leur mode de vie fait de rezzou et contre rezzou. Notamment en aidant la poursuite des sénoussistes de Kaocen, Tegidda n’Tesemt trouve alors la paix pour développer sa raison d’être les salines.

En 1929, l’expédition Sixte de Bourbon en voiture Delahaye et pneu Dunlop, quitte In Guezzam pour Agadez, Tegidda n’Tesemt entendra lors son premier moteur rugir dans la plaine. Dans les années 30 ce sera également une halte du transsaharien Tamanrasset-Zinder (Carlier 2001).


Le village et ses quartiers

1972 bernus carte2A Tegidda, 4 palmiers sortent de terre, dont 3 sont mâles et 1 femelle de la variété Almadeina. L'habitat est dès plus rudimentaire, car la majeure partie des habitants ne restent pas toute l'année sur place, et rejoignent In Gall dès les premières pluies. Seuls quelques dizaines restent pour écouler les dernières briques de sel produites avant les pluies.

On peut encore remarquer dans la ville de vieux murs qui sont des pierres maçonnées dans le banco, ce qui est somme toute assez rare en Ighazer et matérialise une certaine ancienneté du village, technique de construction que l’on retrouve aussi à Azelik-Takadda, mais pas à In Gall.
Les différents quartiers du village sont Agafaye et Attaram. Les différents quartiers des salines : silambalan, agala, almoussikan, taaka, sibilitan, simoraten, alkanagatan, roumgi, simijawan, katangayo, fakra bibi, fakra koraye, agayya yo, daga korayo, daga koyo tamesna.

On remarque que les quartiers de salines les plus proches du village sont appelés par des noms Tamasheq, et plus l’on s’éloigne du village, plus l’on a des noms songhayphones. Il n’est pas impossible que cela matérialise une remontée dans le temps, les Inusufan étant les Touareg qui on été très certainement les premiers propriétaires et qui ont donné des noms Tamasheq, ensuite l’expansion des salines se fait avec des noms songhayphones, les Inusufan étant inféodés au Kel In Gall par la suite.

Les différents chefs de village, tous issus du groupe des Inusufan, ici listés par le chef actuel de Tegidda n’Tesemt :
- Ghali habite à Azélik
- Saguid habite à Azélik
- Lafo habite à Azélik
- Gabaïda Lafo Tegidda n’Tesemt
- Boulla Gabaïda Tegidda n’Tesemt
- Mouhamed Ahmed Tegidda n’Tesemt
- Alhadji Kitta Teguidda n’Tesemt
- Nassamou Elhadj à Tegidda et In Gall
- Ahmed Elhadj à Tegidda et In Gall
- Alhassane Acha habite à In Gall

Âgé de 46 ans, le dernier chef de village est introduit en 2009. Il est fils d’une petite sœur du Sultan actuel d’Agadez. Marié à 1 femme, père de 8 enfants dont 3 décédés, il habite le quartier Attaram d’In Gall.

Cortier donne en 1909 la liste suivante de chefs, le premier Inessoufa de race Bella et de famille maraboutique puis Rhali, Fakhi, Alahokoq, Goda, Attahir, Abeida, et Bella le chef actuel (Cortier 1909). Cette liste ne coïncide pas avec la notre, le premier chef est un Inusufan de race Bella !? Ce qui semble plutôt une belle confusion de l’auteur, qui pourtant tiendrait cette liste du chef de village en 1909.


Esquisse d’une chronologie

- XIVè-XVè : début de l’exploitation du sel à Tegidda n’Tesemt sous protectorat des Inusufan du royaume de Tigidda dont la capitale est la Takadda d’Ibn Battuta, malgré la fin du royaume il garderont la chefferie des salines,
- XVI-XVIIè : In Teduq fondés par les Ineslemen Tamesgidda marque sa prédominance religieuse sur Tegidda n’Tesemt, la région en général connaît une émancipation religieux qui va notamment abandonner la succession matrilinéaire au profit de celle patrilinéaire plus en accord avec la religion musulman,
- XVIIIè-XIXè : l’emprise des Kel Fadey à leur arrivée en Ighazer est au détriment de Tegidda sans défense, ils sèment la terreur et le village ne peut éviter les pillages récurrents qu’en s’enfermant dans des maisons dont l’entrée ressemble à une chatière,
- XXè : la colonisation française va amener la paix pour les villageois des Tegidda n’Tesemt, l’exploitation du sel prend son essor.


Références

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Bernus E., Bernus S. 1972 – Du sel et des dattes : introduction à l’étude de la communauté d’In Gall et de Tegidda-n-tesemt, Études Nigériennes no 31, IRSH, 130 p.
Bernus S., Cressier P. 1992 – Programme archéologique d’urgence 1977-1981 : 4- Azelik-Takedda et l’implantation médiévale, Études Nigériennes no 51, IRSH, 390 p.
Bernus E., Cressier P., Paris F., Durand A., Saliège J.-F. 1999 – Vallée de l’Azawagh, Études Nigériennes no 57, SEPIA, 422 p.
Bernus E., Echard N. 1992 – Programme archéologique d’urgence 1977-1981 : 5- Les populations actuelles, Études Nigériennes no 52, IRSH, 108 p.
Bucaille R. 1975 – Takadda, pays du cuivre, IFAN, 37 (4), p. 127‑152.
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Cortier A. 1909 – Teguidda N Tisemt, Bulletin de la société de géographie, 20, p. 159‑164.
De la Roncière C. 1918 – Découverte d’une relation de voyage datée du Touat et décrivant en 1447 le bassin du Niger, Imprimerie Nationale, , 32 p.
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