Actualités 2010

Préparation des élections municipales

Les élections législatives ne sont pas encore proclamées que les élections municipales se préparent dans une ambiance des plus incertaine.

La CEDEAO et l'Union européenne montrent les dents et envisagent de rompre leurs coopérations avec le Niger s'il n'y a pas une clarification voir un retour vers la 5ème république. Le Président Tandja est sous pression avec en plus les menaces de coupures d'électricité du Nigeria. La fin d'année pourrait être socialement agitée au Niger, car les premières victimes de ces aléas politique sont encore et toujours les populations les plus fragiles c'est à dire les 3/4 des nigériens.

Photos du vote du 20 octobre 2009 - élections législatives (Commune rurale d'Ingall)

Bureau de vote de Tirgit et Ingall attaram

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Les conséquences dramatiques de l'exploitation de l'uranium

Les représentants des populations de la région d'Agadez (nord), composés de députés nationaux, chefs traditionnels et élus locaux ainsi que des membres des organisations de la société civile, ont lancé jeudi un cri d'alarme à l'endroit des autorités et l'ensemble des citoyens pour prendre conscience de la gravité de la situation créée par l'exploitation de l'uranium par le groupe français Areva, "qui risque de mettre en péril la stabilité et la sécurité dans le pays".

Dans une déclaration rendue publique jeudi matin à Niamey, ils tiennent à informer l'opinion nationale et internationale des conséquences dramatiques de l'exploitation de l'uranium dans la région.

Après un demi-siècle de recherche et d'exploitation d'uranium dans la région d'Agadez, c'est aujourd'hui un chiffre d'affaires de plus de 350 milliards par an qui est réalisé par le groupe Areva et la société des mines d'Azlik (SOMINA), indique le communiqué.

Cette exploitation a pour conséquences, précise la même source, des millions de tonnes de résidus radioactifs déversés dans la nature par le groupe Areva, la disparition de la faune et de la flore, le bois de chauffe et les aires de pâturage pour les animaux, la pollution, la dégradation et une modification irréversible de l'environnement physique, la dégradation des moeurs locales, du réseau routier, notamment la route Thaoua-Agadez-Arlit dite "Route de l'Uranium".

En rappel, le groupe français intervient dans l'exploitation des gisements d'uranium dans la région d'Agadez, depuis 41 ans, à travers ses filiales la société des mines de l'Aïr (SOMAIR), la compagnie minière d'Akouta (COMINAK) et bientôt le projet Immouraren.

Quelques 120 000 tonnes d'uranium ont été extraites du sous-sol nigérien par Areva, selon les chiffres officiels.

Agence de presse Xinhua     2013/01/10


La course à la mairie interrompue

Le dimanche 27 décembre 2009, les citoyens nigériens ont été appellés à renouveler les conseillers municipaux de leur Mairie. les premiers résultats de la CENI sont pour Ingall : 4 sièges pour "les indépendants de l'Aïr" 3 sièges pour le MNSD, 3 sièges pour Salama et UDPS 1siège.

Actuellement les négociations vont bon train pour choisir dans les listes les futurs conseillers, viendra ensuite l'élection du maire qui ne peut se faire qu'avec des alliances ... nous y reviendront.

Le 18 février 2010, un coup d'état militaire au Niger à mis fin à l'ensemble des mandats électoraux en court dans les collectivités et la tête des administrations. Actuellement des "intérimèraires" ont été désignés dans presque tout le pays.

Le calendrier électorale pour que le Niger reprenne la voie de la démocratie ...

- la série de scrutins, qui s'ouvrira le 17 novembre par un vote sur la nouvelle constitution, comprend également des élections législatives.

- le premier tour de l'élection présidentielle aurait lieu le 31 janvier 2011.

- le second tour de la présidentielle, s'il est nécessaire, aura lieu le 14 mars.

L'objectif est de rendre le pouvoir aux civils, après le coup d'Etat de février 2010. Divers scrutins locaux sont également prévus le 31 décembre.

"L'entrée en fonctions du nouveau président élu aura lieu le 8 avril, et non le 11 mars comme prévu initialement", a indiqué à Reuters la source, qui souhaitait rester anonyme. Des réunions étaient organisées ce week-end pour définir le processus électoral.


Inondations à Agadez

En septembre de graves inondations ont dévasté une partie de la vllle d'Agadez et les villages alentours, plus d'infos ici et ici et aussi ici.

La problématique est récurrente, un ancien lit d'oued est construit et lorsque qu'une crue importante arrive ou qu'une digue cède c'est le ravage ... Aujourd'hui la question sur Agadez est posée : comment arrêter l'urbanisation en zone inondable ?

La mairie et le gouvernorat envisage une interdiction de construction sur une bande de 100m. Les sinistrés se verraient construire une nouvelle cité du coté de la route de Zinder, éloignée du centre ville, les populations sont récalcitrantes à cette idée compte tenu de l'emplacement privilégié qu'apporte la proximité du centre ville. A priori les autorités ont procédé à des interdictions de reconstruire car nombre de sinistrés ont déjà commencés à refaire des briques de terres ou de ciment !

Les nombreux fonds arrivés pour les sinistrés devraient couvrir au moins une partie des sinistres, mais plus le temps passe et plus il y a de chance que ces fonds s'évaporent.

Une des berges qui a cédé

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Comité de protection de l’enfant en danger

Depuis le 10 juillet 2009, un comité local relais de protection de l'enfance à été mis en place à In Gall, après une formation dispensée par le juge des mineurs assisté d’un assistant technique. Ce comité est composé du représentant de la mairie, de l’ANDDH, de la chefferie traditionnelle, des femmes, de la jeunesse, de l’éducation, de l’autogare, du CSI, de Chlorophylle, de la gendarmerie et des FNIS (force nationale d’intervention et de sécurité).

Plusieurs cas ont été déjà traités au sein du comité :

-         cas des mineurs voleurs, pour leur éviter la prison

-         cas d’un mineur de 10 ans soumis à des travaux dépassant sa capacité (transport des briques en banco).

-         un mineur maltraité par sa tante adoptive

-         neuf mineurs victime d’exploitation sur le site minier d’Azelik.

Un dossier de sensibilisation des population d’Azélik et des chefs de quartier d’In Gall est en cours de construction par Chlorophylle.

Les actions du comité sont de plusieurs ordres notamment :

-         accueillir temporairement des enfants dans des familles en attendant de les amener dans leur famille d’origine. Parce qu’il existe des enfants qui passent par In Gall pour se rendre à Azelik y trouver du travail (société minière des chinois). Ils sont des fois bloqués à In Gall, faute de transport ou arrivés à Azélik ne trouvent là où loger ou de quoi manger. Certains sont mal habillés et même sans couverture même en saison froide. La situation des enfants va prendre une proportion inquiétante si l’on n’y prend garde.

Nous lançons un appel à toutes les bonnes volonté pour aider le comité de l'enfance à accompagner ces enfants.

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Les tours opérateurs repoussent leur retour sur Agadez

Avec le retour de la paix au Nord Niger, beaucoup d'espoir sont nés pour un retour rapide de l'activité touristique sur Agadez. Le partenaire historique de cette région, Point afrique, était bien entendu le premier à sonner le rassemblement. Malheureusement la sécurité au Sahel ne s'améliore pas, entretien avec Maurice freund de Point Afrique.

Enlèvements : « J’ai vraiment peur de l’avenir...», déplore Maurice Freund de Point Afrique

Al Qaïda vient de revendiquer sur Al-Jazira les récents enlèvements d’Européens au Mali et en Mauritanie. Les terroristes affirment « se donner la possibilité de négocier la libération de leurs combattants détenus à Nouakchott et d'obtenir des rançons ». Très engagé sur ces destinations, Point Afrique se voit contraint de prendre des décisions difficiles.

TourMaG.com - Le message d’Al Qaïda va-t-il changer votre programmation ?
Maurice Freund
: « En fait, nous avons reçu une lettre assez « persuasive » du ministère des Affaires étrangères, nous demandant de supprimer Attar, Gao et Agadez.

Sur Gao, nous ne les avons pas attendus. On sait que les populations locales sont complices des enlèvements, on n’a plus confiance.

Parce que ce n’est pas Al Qaïda qui enlève les touristes. Al Qaïda négocie pour les kidnappeurs et les commissionne. Donc on garde Mopti, mais on évite Gao et Tombouctou. »

T.M.com - Qu’en est-il de la Mauritanie ?
M.F. :
« Le 15 octobre, je me suis rendu sur place, j’ai rencontré le ministre du Commerce, le conseiller spécial du Président, l’ambassadeur, et je leur ai dit :

« Êtes-vous d’accord pour que nous engagions ensemble un programme de formation et d’échanges avec les autorités, de manière à ce que les guides que nous employons deviennent des auxiliaires de la sécurité ? ».

Le 18 octobre, j’ai envoyé mon fils qui connaît bien la région, en tant qu’ancien directeur de la Somasert, et nous avons pris des mesures immédiates. Chaque groupe sera désormais accompagné par deux militaires armés, et doté de balises Argos et de radio-téléphones.

Les programmes ont été modifiés pour rester dans des zones avec patrouilles à proximité, nous n’irons pas au-delà de Ouadane, ni sur la route de l’Espoir par exemple.

Le gouvernement mauritanien a vraiment fait des efforts conséquents dans ce sens, et du coup je me voyais mal annuler le vol.

Le site des AE a d’ailleurs légèrement modifié sa position récemment. Il déconseille toujours fortement les voyages en individuel, mais il est moins catégorique sur les voyages organisés. Tout a été mis au point avec les TO engagés avec nous comme Allibert.

Nous ne faisons pas n’importe quoi. Nous connaissons bien le pays et nous savons que nous pouvons compter ici sur les populations locales. Elles sont partenaires d’un retour du tourisme. »

T.M.com - C’est un gros pari !
M.F.
: « On prend un risque, oui, mais nous estimons que nous sommes responsables des gens qui partent avec nous avec des prestations annexes, même si le risque zéro n’existe pas.

La Mauritanie offre suffisamment de garanties, et la volonté existe. Donc nous maintenons envers et contre tout.

Économiquement, on va souffrir, mais nous sommes une association qui n’a pas de dividendes à verser à des actionnaires. Nous avons gagné de l’argent par le passé avec la Mauritanie, il nous paraît normal d’agir en retour. »

T.M.com - Qu’en est-il du Niger ?
M.F.
: « C’est plus compliqué. Nous n’avons pas fait là-bas le travail que nous avons accompli en Mauritanie. Nous connaissons les protagonistes de la rébellion, et pour cause, certains travaillent avec nous.

Ils ont posé les armes le 20 octobre et nous leur avons dit : « Si vous faites la paix, Point Afrique revient ». Mais c’est encore trop frais. Nous avons donc décidé ce matin de suspendre les vols et d’envoyer une équipe sur place. En fonction de leurs contacts, nous reprendrons, peut-être fin janvier ou plus tard. »

T.M.com - Comment voyez-vous l’avenir de ce continent que vous défendez depuis des années ?
M.F
. : « J’ai vraiment peur de l’avenir. Jacques Toubon vient d’être nommé commissaire de l’année du cinquantenaire de la libération des pays africains - 1960-2010, et nous avons eu quelques mots dernièrement.

Je ne partage pas l’optimisme du gouvernement. Le bilan des indépendances doit aussi parler des échecs.

L’enlèvement de Menaka (Mali) pour moi est aussi le résultat de la malfaisance de la politique que nous pratiquons depuis 50 ans en Afrique. Plus on envoie de militaires et de chars, plus on monte les populations contre nous et on va finir par avoir ici un petit Afghanistan. »

T.M. com - Sombres perspectives…
M.F.
: « Je ne veux pas être accusé de faire n’importe quoi. Je vais probablement me rendre sur place au Niger début février et reprendre des contacts avec les forces en place.

Je ne vous cache pas que je vais stresser. Mais nous avons pris toutes les décisions pour éviter les problèmes. Et je pourrais toujours m’échanger en cas de nouveaux enlèvements… »

Propos recueillis par Aline PONTAILLER Mardi 8 Décembre 2009

Source : http://www.tourmag.com


Nouvelles inondations à Ingall

 

inondations ingallLa saison des pluies est bien là !! 3 jours sans soleil ! Le sahel va de nouveau subir les aléas climatiques.

Après des inondations historiques en 2008 à Ingall (160 km à l'ouest d'Agadez) qui ont vu une partie du quartier Agala de la ville ravagé par les flots, le Kori (oued) a de nouveau pris ses aises pour continuer son oeuvre de sape et ronger les habitations de terre.

Les fortes pluies ont enpli tous les marigots de la villle, conjuguées à 3 jours de pluie fine qui humidifient et fragilisent les murs des habitations. Les murs s'effonfrent, ont même ensevelis un père et sa fille évacués de justesse à Agadez. Beaucoup de murs d'enceinte de concession sont tombés dans toute la ville.

La même situation à Agadez.

Lle kori de Tigerwitt a même bloqué tout voyage vers Niamey pendant 2 jours.

Le même phénomène s'est reproduit à ingall (confère carte), le kori a débordé en son court supérieur pour se répandre dans la ville qui n'est alors plus protégée. L'ensablement, la disparition des jardins et des dattiers au niveau du quartier Akalal laissent tout simplement le kori faire un nouveau chemin.

Plusieurs dizaine de maisons sont touchées par cette nouvelle catastrophe, conjuguée à une période de soudure des plus difficile dans tout le Sahel, en particulier au Niger.


Reprise de la Fête de la Cure salée

fantasiaAPA-Niamey (Niger) La fête des pasteurs nomades communément appelée « Cure salée », interrompue depuis 2007 en raison de la résurgence de l’insécurité dans le nord du Niger, se tiendra « dans la seconde quinzaine de septembre », a annoncé Colonel Yayé Garba, le gouverneur de la région d’Agadez, cité jeudi par la radio nationale.

Manifestation traditionnelle des éleveurs, célébrée depuis plusieurs décennies dans la bourgade d’Ingall, à 190 km au sud-ouest d’Agadez, la « Cure salée » est aussi un mouvement d’ensemble des pasteurs touarègues, arabes et peuhls vers cette localité, dans la vallée de Téguida, à la croisée des monts de l’Ader et de Teguidan Tessoum, jadis écumés par les rebelles touaregs.

La cessation de la rébellion dans le nord du Niger, intervenu depuis 2009, permet ainsi de relancer cette fête, qui a lieu dans cette région pastorale, réputée pour sa teneur en principes salins.

Au-delà de son caractère festif, la « Cure salée » est une opportunité pour les autorités nigériennes d’informer et sensibiliser un grand nombre d’éleveurs et même des opérateurs économiques pour les amener à comprendre l’importance du secteur de l’élevage.

Diverses manifestations culturelles sont au programme de cette fête qui met en exergue les danses et les chants du désert ainsi que les modes vestimentaires et capillaires du Ténéré, le désert nigérien.

Les activités artistiques se déclinent aussi en un mouvement d’ensemble de camelins au rythme du « tendé », une musique touarègue, et de la fantasia.


L’association Almadeina dans la tourmente

Créé le mardi 31 août 2010 20:10

AG de 2002 en présence du Sultan OumarouDes sources sûres, un différend oppose le bureau sortant et entrant de l’Association Almadeina d’Ingall. Une plainte pour abus des biens de l’Association aurait même été déposée par le nouveau président de cette structure Ibrahim François. En attendant la réaction de l’aile sortante sur cette situation, nous savons que les efforts des autorités administratives et coutumières de la localité d’Ingall ont été vains pour réconcilier les deux parties.

Selon le nouveau président, l’aile sortante refuserait d’admettre la défaite malgré dix ans d’exercice en violation flagrante des textes de l’association. D’après toujours Ibrahim François, le bureau sortant « n’a jamais fait de bilan pour justifier les dépenses et faire la situation des biens de l’association », il ajoute : « avoir des preuves pour traduire le bureau devant les tribunaux car plusieurs dons offerts par des projets ont pris une autre destination. Il s’agit des brouettes, des charrettes et des ânes offerts par le projet PROZOPAS, un autre don de la FAO composé d’une motopompe, d’un grillage a complètement disparu. Plus de 7 tonnes d’engrais destinés aux jardiniers d’Ingall seraient vendus à Konni au lieu d’être distribués aux principaux bénéficiaires. Même le local de l’association acquis grâce à l’appui de l’ANPIP est donné en location à une société de la place. En attendant que la justice fasse son travail les jardiniers d’Ingall ne savent plus à quel saint se vouer car elles sont nombreuses ces personnes qui agissent à leur nom et s’enrichissent malheureusement sur leur dos. L’audience étant prévue le 30 juillet vient d’être reportée au 27 août courant.

20 Août 2010 - Aïr Info


Enlèvements au Niger : 4 questions à Maurice Freund

 

Créé le mardi 21 septembre 2010 19:35

mauricefreundMaurice Freund, Président de la coopérative Point Afrique, est en ce moment au Niger et rencontre les plus hautes autorités, les populations locales et touarègues pour mieux rendre compte et expliquer les enjeux touristiques et économiques sur les zones du Sahel et du Sahara.

L'Internaute Magazine : est-ce que les événements qui ont eu lieu au Niger (l'enlèvement des salariés d'Areva) a des conséquences pour les voyageurs ?

Maurice Freund : la saison touristique au Niger n'a pas encore démarré donc les voyageurs sont encore très peu nombreux sur place. Le peu de touristes qui était dans la zone saharienne vers Agadez ont déjà regagné le sud du Pays vers Niamey et le Parc du W.

L'ensemble du Niger est-il dangereux ou y a-t-il des zones à risque particulières ?

La zone Nord Niger est plus dangereuse et est tout à fait déconseillée par le MAE (Ministère des affaires étrangères) car plus difficile à sécuriser vu l'immensité de cette région dunaire. Par contre, le sud Niger, notamment la région du Parc du W., nous semble sans risque.

Que recommandez-vous aux voyageurs sur le point de partir ou de réserver ? Point Afrique maintient-il ses prochains départs ?

Point Afrique annule ses vols prévus vers Agadez à partir de décembre. Par contre, nous maintenons une activité touristique dans le sud Niger avec nos circuits.

Est-ce important de maintenir une activité touristique au Niger ? Quels sont les apports positifs du tourisme sur cette destination ?

Bien sûr, il est primordial d'essayer jusqu'au bout de maintenir une activité touristique au Niger comme sur toutes les destinations enclavées qui n'ont que le tourisme comme seules ressources économiques.

La vocation de Point Afrique est de prendre des risques économiques en créant des liaisons aériennes et de permettre à ces populations, par l'organisation de circuits, d'avoir un revenu et de pouvoir répondre à leurs priorités (éducation, enfants...). Cela va surtout leur permettre de rester vivre sur leurs terres natales et d'éviter de rejoindre les bidonvilles des capitales, ou encore d'être inscrits sur les routes de l'immigration clandestine.

Un tourisme qui est imaginé à partir de la rencontre ne peut entraîner une notion unique et unilatérale d'un rapport client / consommateur mais une quête permanente d'un échange économique reposant sur la dignité.

Le phénomène du terrorisme "religieux" trouve ses racines dans la pauvreté et l'absence d'identité qui en résulte. Un développement de haine contre l'Occident se développe ainsi, et permet d'instrumentaliser une certaine lecture de la religion. L'existence du fanatisme islamiste est une réalité que l'on peut encore combattre à condition de prendre en compte les populations locales.  Si ces dernières basculent et sympathisent avec des "manipulateurs" d'une jeunesse désœuvrée, il ne sera plus possible de visiter ces régions.

Nous sommes aujourd'hui sur une ligne de crête et notre conviction est que si l'activité touristique engendrée ces dernières années par le tourisme vient à disparaître, nous ne remettrons plus les pieds dans ces régions et l'acharnement militaire qui peut être déployé ne résoudra en rien une évolution inéluctable, une poussée islamiste haineuse et anti-occidentale.

Pour nous, la situation n'est pas irréversible au stade actuel des choses, mais l'inquiétude provient du désespoir que notre abandon va générer.

Pour aller plus loin : Portraits du Niger aux confins du désert

Amandine Durand, L'Internaute Publié le 20/09/2010

Cure salée édition 2010 : La paix sociale au cœur de la rencontre

Créé le mercredi 13 octobre 2010 15:17

curesalee2010Après trois années d’absence, les éleveurs du nord Niger ont convergé vers les terres salées d’Ingall pour la traditionnelle cure salée. Placée sous le signe de la paix, le renforcement de  la cohésion sociale et l’unité nationale, la cure salée qui s’était déroulée du 25 au 27 septembre a été une tribune de choix pour porter le seul message qui vaille pour nous : celui de la Paix !

Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur de la région, le Colonel Garba Yayé a demandé à la population d’apporter sa contribution dans la restauration de la paix car disait-il : « il faut individuellement et collectivement prendre conscience que l’insécurité n’est pas une fatalité. Par un sursaut patriotique, on peut y mettre fin. La paix est une richesse que nous sommes entrain de gaspiller et notre avenir en dépend. »

Plusieurs innovations ont été observées cette année à Ingall. Ainsi des concours culturels ont été inclus dans le programme des manifestations au grand bonheur des participants.

Pour Mohamed Aïttock, maître de cérémonie de l’édition 2010 de la cure salée : «  la culture est un élément qu’il faut promouvoir. C’est dans ce cadre que nous avons essayé de faire en sorte qu’il y ait des compétitions culturelles au sein du programme de cette année. Par exemple, nous avons intégré le prix du meilleur danseur de Almoulout, fête locale d’Ingall qui se déroule chaque année ici afin d’impliquer les populations locales, les chameaux les mieux harnachés et les mieux dressés ont aussi reçu des prix.»

Sur toutes les lèvres, l’on explique la réussite de cette édition à son programme très riche mais savamment aéré. « Sincèrement, j’ai trouvé le programme impeccable. On remarque au premier coup d’œil que ce sont des professionnels des grands événements qui l’ont conçu », avoue Hamid Alassane, un natif de la région.

Outre ce dernier, la majorité des participants à la cure salée n’ont pas regretté le déplacement. Et Dieu seul sait qu’ils étaient venus de tous les coins du Niger et même des pays voisins comme l’Algérie, la Libye, le Mali et le Nigéria pour assister à l’unique fête qui a la prétention de rassembler autant du monde. On y comptait plus de six mille personnes à avoir fait le déplacement d’Ingall. Parmi ces participants, on a vu des touristes ayant résisté aux sirènes de la peur qui n’ont cessé de retentir de partout depuis les fâcheux évènements d’Arlit ! Marceloti, un italien venu avec d’autres compatriotes pour la fête de la cure salée, était subjugué par l’éclat de la fête : «  depuis que nous sommes arrivés à Ingall, nous n’avons vu aucun acte qui tend à perturber la quiétude sociale. Nous avons osé et je vois que le  jeu en vaut la chandelle. Nous ne regrettons pas d’être à la cure salée ». Même satisfecit des chefs coutumiers des zones nomades. Abouhamid Ag Azouhour, chef de groupement Kel Ferwan  le confirme : « pour nous la cure salée est la seule rencontre qui permet aux éleveurs d’échanger entre eux mais aussi à l’Etat de sensibiliser nos populations pour la culture de la paix et la gestion non-violente des conflits. » Et de conclure en priant : « que cette paix chèrement acquise dans notre région soit entretenue par tous et à tous les niveaux ».

Au rang des festivités, l’on a applaudi la présence et surtout les prestations des peulhs wadabbe  qui ont donné un cachet très particulier à la fête. A la fin des concours, le prix de la révélation Chanson Tendé a été attribué à Aminata Ahmed du village de Emalawley. Le meilleur Dabra (âne harnaché) a été attribué à Fati Biro, une femme du village de Torguit

Il faut enfin saluer l’engagement sans faille des autorités qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour assurer la sécurité des participants. Un imposant dispositif militaire ayant été mis en place. Bravo aux organisateurs de cette édition sans oublier le chef de poste d’Ingall véritablement engagé pour la réussite de l’événement.

Envoyé spécial, David Yacouba


Le Niger changera-t-il un jour ?

Créé le samedi 11 décembre 2010 18:02

outarde

Trois petits faits d'actualités qui montrent que le Niger est toujours le même ...

- La tension monte entre le maire et les responsables de l'autogare. Le Maire a vendu des boutiques tout autour de l'autogare. Plusieurs recours pour annuler cela ont été déposés. Le maire refuse. Quant au sultan d'Agadez il donne raison au maire. Les acquéreurs continuent leur construction en attendant la décision finale peut-être de la justice. Les responsables de l'autogare ont eu le soutien de certains chefs de quartiers d'Ingall ...

- Le gouverneur d'Agadez et le préfet de Tchirozérine étaient ces derniers jours dans la zone d'Ingall. Il ont croisé le chef de poste administratif et le SG de la mairie. Ils sont allés à Téguirwit pour constater un incendie qui s'était déclaré. Ils auraient également rencontré le prince Bandar (Arabie Saoudite) pour avoir leur part que ce dernier a l'habitude de donner aux autorités, pour tranquillement chasser l'outarde dans la réserve naturelle au sud d'Ingall ...

- On attend toujours le verdict de la justice sur une toute petite affaire (une tentative de putch) autour de l'association Almadeina. Prévue le 24 septembre dernier, l'accuseur ne se montrant plus, pas de verdict, mais une association qui ne peut envisager de mettre en oeuvre ses projets à cause de cette attente ...

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