Chroniques d'un désert annoncé ...

Cri d'alarme des populations d'Agadez

les conséquences dramatiques de l'exploitation de l'uranium

Les représentants des populations de la région d'Agadez (nord), composés de députés nationaux, chefs traditionnels et élus locaux ainsi que des membres des organisations de la société civile, ont lancé jeudi un cri d'alarme à l'endroit des autorités et l'ensemble des citoyens pour prendre conscience de la gravité de la situation créée par l'exploitation de l'uranium par le groupe français Areva, "qui risque de mettre en péril la stabilité et la sécurité dans le pays".

Dans une déclaration rendue publique jeudi matin à Niamey, ils tiennent à informer l'opinion nationale et internationale des conséquences dramatiques de l'exploitation de l'uranium dans la région.

Après un demi-siècle de recherche et d'exploitation d'uranium dans la région d'Agadez, c'est aujourd'hui un chiffre d'affaires de plus de 350 milliards par an qui est réalisé par le groupe Areva et la société des mines d'Azlik (SOMINA), indique le communiqué.

Cette exploitation a pour conséquences, précise la même source, des millions de tonnes de résidus radioactifs déversés dans la nature par le groupe Areva, la disparition de la faune et de la flore, le bois de chauffe et les aires de pâturage pour les animaux, la pollution, la dégradation et une modification irréversible de l'environnement physique, la dégradation des moeurs locales, du réseau routier, notamment la route Thaoua-Agadez-Arlit dite "Route de l'Uranium".

En rappel, le groupe français intervient dans l'exploitation des gisements d'uranium dans la région d'Agadez, depuis 41 ans, à travers ses filiales la société des mines de l'Aïr (SOMAIR), la compagnie minière d'Akouta (COMINAK) et bientôt le projet Immouraren.

Quelques 120 000 tonnes d'uranium ont été extraites du sous-sol nigérien par Areva, selon les chiffres officiels.

Agence de presse Xinhua     2013/01/10