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La traite de la chamelle au Niger (RFi Reportage)

AFP PHOTO / ISSOUF SANOGOAu nord du Niger, dans la région d'Agadez, le mois d'août est le mois le plus pluvieux. Avec la pluie, les animaux trouvent de l'herbe à brouter et les bergers peuvent ainsi avoir du lait. La traite de la chamelle est un art délicat. Reportage dans un campement touareg à 5 km d'Agadez.

Après quelques minutes de piste à l'ouest d'Agadez, le campement d'Alkhassane se dresse sur un terrain plutôt humide. Sa femme Anna prévient qu'il est allé chercher les chamelles non loin d'ici. Alors que le soleil disparait derrière l'horizon, les chamelons attendent impatiemment.

Alkhassane et les chamelles arrivent enfin et la traite du lait peut commencer. A deux ou à quatre mains, l'opération n'a pas de secret pour Anna. « La traite de chamelle se fait à deux. Je tiens la tasse et il trait. Mais l'un d'entre nous peut la traire seul aussi. Il trait d'une main et tient le récipient de l'autre. »

En ce mois d'août, il pleut assez abondamment. On peut observer du pâturage un peu partout mais le lait se fait encore un peu rare, souligne Alkhassane. « C'est un peu difficile d'obtenir du lait en cette période de sortie de sécheresse. Le lait est abondant surtout en septembre octobre ou encore en décembre janvier. Mais il commence à venir ! »

Une période qui est aussi propice pour les accouplements et les mises à bas chez les dromadaires.

Publié le 15-08-2015 Modifié le 15-08-2015 à 00:06 par Rfi