Actualité de l'Ighazer

Don de 5 000 € à Ingall

"par l'association Voir Autrement"

voirautrementIls s'appellent Anne, François, Pierre, Anne-Hélène, Anne-Claire et Mathieu et, depuis sept ans, ils oeuvrent pour le Niger. Leur pugnacité, leur enthousiasme et leur générosité les ont conduits à tendre la main à ceux qui en ont besoin. Ainsi Voir Autrement, leur association, est né en 2005. Après un voyage en Afrique en 2007 dans un orphelinat et des opérations concrètes en France, ils viennent de faire don de 5 000 € à Ingall. Mercredi, Anne Jan, la présidente, et Michel Etienne, directeur de la communauté de communes Arguenon-Hunaudaye (CCAH) ont signé un courrier commun, destiné au maire de la commune nigérienne pour lui faire part de la nouvelle.

Le chèque de 5 000 €, qui sera remis au Rail (Réseau d'appui aux initiatives locales), une ONG (organisation non gouvernementale), interlocutrice du conseil général, permettra de participer à la construction d'une banque céréalière à Amataltal (quartier d'Ingall) et d'une banque pour l'alimentation du bétail.

Cette somme viendra en complément d'une aide de 29 000 € de la CCAH et de l'ensemble de ses habitants. Mathieu Gaillet, porte parole de Voir Autrement, explique : « Ce que nous souhaitons c'est, avant tout, poursuivre notre action et voir le programme aller jusqu'au bout. Nous travaillons sur du long terme. »

La mobilisation de l'association permet d'organiser deux manifestations annuelles, avec l'association caritative Awar Bonyolo qui oeuvre pour le Burkina-Faso. « Nous nous partageons les bénéfices » du loto au printemps et du repas en novembre. Les 5 000 € sont le fruit de plusieurs années de manifestations.

Deux sites vont être créés

Cette main tendue aux Nigériens entre dans une démarche collective initiée par l'ensemble des collectivités des Côtes-d'Armor et des associations comme celle de Plédéliac qui souhaitent « voir la maîtrise d'ouvrage des projets, confiés à des ONG reconnues et qui feront le lien », remarque Michel Etienne. Dans un premier temps, deux sites vont pouvoir ainsi être créés. Dans l'avenir trois autres. L'objectif ? « Stocker les céréales et mettre un frein à l'action des spéculateurs ».

Par ailleurs, une briqueterie est en cours de réalisation sur place « cela pourrait permettre d'utiliser des produits locaux pour la construction des bâtiments. ».

Ils nourrissent le secret espoir de voir les choses s'améliorer. En tout cas, ils retroussent leurs manches pour que le quotidien de leurs amis africains s'améliore.

Source : Ouest France